La SBC annonce les récipients de deux bourses pour 2026

Les membres du Comité des prix et bourses de la BSC ont le plaisir d’annoncer qu’Oyeyemi Ifeoluwa Bamidele s’est vu attribuer la bourse Marie Tremaine pour l’année 2026.

Oyeyemi Ifeoluwa Bamidele est chercheuse invitée à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario (OISE) de l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur le bilinguisme, l’enseignement des langues et les communautés linguistiques immigrées au Canada.

Son projet, intitulé « Bibliographie des publications en langue yoruba au Canada, de 2000 à nos jours », est décrit ci-dessous :

Ce projet permettra de dresser la première liste exhaustive et de fournir une description détaillée des livres, journaux et autres documents imprimés en langue yoruba publiés au Canada de 2000 à nos jours. Le yoruba est l’une des principales langues d’Afrique, parlée par plus de 40 millions de personnes à travers le monde, et dotée d’une riche histoire littéraire qui remonte à plusieurs siècles. Au Canada, les communautés yoruba, principalement composées d’immigrants nigérians, ont établi une présence culturelle dynamique à Toronto, Calgary et dans d’autres villes, avec des églises, des organisations culturelles et des écoles de langue d’origine. Pourtant, malgré cette vie communautaire active, personne n’a jamais répertorié de manière systématique ce que ces communautés ont publié dans leur propre langue. Il n’existe aucune liste exhaustive, aucun registre organisé de ces publications. Cette lacune est importante car, sans documentation, l’histoire de l’édition multiculturelle au Canada reste incomplète, et la manière dont les communautés immigrées préservent leurs langues et utilisent l’imprimé pour préserver leur identité reste mal comprise.

L’objectif de ce projet est de recenser, d’enregistrer et de décrire toutes les publications en langue yoruba produites au Canada qui peuvent être localisées. Cela comprend les livres, les brochures, les journaux communautaires, le matériel pédagogique, les textes religieux tels que les recueils de cantiques et les livres de prières, les ressources éducatives et les programmes d’événements culturels. Le projet permettra de créer un catalogue détaillé, accompagné d’un contexte historique expliquant comment, pourquoi et par qui ces documents ont été produits, qui les lisait et comment ils circulaient. Ce catalogue servira de base aux futurs chercheurs qui étudieront l’histoire du livre, les communautés d’immigrants, l’éducation multilingue et la préservation des diverses traditions éditoriales du Canada.

L’étude commence en 2000, car cette année marque un tournant : l’immigration nigériane au Canada a considérablement augmenté, les institutions de la communauté yoruba ont mûri, des églises se sont établies, des associations culturelles se sont formellement organisées et des écoles de langue d’origine ont ouvert leurs portes. Au cours des 25 dernières années, ces communautés ont produit des documents imprimés pour les services religieux, l’enseignement du yoruba aux enfants, la célébration de festivals culturels et le maintien des liens avec leur patrimoine. Cependant, ces publications sont dispersées dans des centres communautaires, des sous-sols d’églises, des collections privées et de petites librairies. Beaucoup ont été imprimées en petits tirages et n’ont jamais été déposées dans les grandes bibliothèques. Sans documentation systématique, elles risquent d’être perdues à jamais.

La recherche se déroulera dans deux contextes. Tout d’abord, des recherches seront menées dans les principales bibliothèques et archives canadiennes, notamment Bibliothèque et Archives Canada, les collections spéciales de la Bibliothèque publique de Toronto, les archives Clara Thomas de l’Université York et la Multicultural History Society of Ontario. Ensuite, et c’est là un aspect essentiel, la recherche communautaire consistera à se rendre dans les églises yorubas qui impriment leurs propres recueils de cantiques et documents de dévotion, à s’entretenir avec les dirigeants d’associations culturelles, à visiter les librairies nigérianes de Toronto et à établir des liens avec les écoles de langues d’origine. Bon nombre de ces publications ne se retrouvent jamais dans les collections officielles des bibliothèques, ce qui nécessite un engagement direct auprès des communautés qui les ont produites.

Le projet analysera les tendances en matière de publication : qui publie ces documents, quels sujets ils traitent, comment ils sont imprimés et distribués, et comment les communautés les utilisent. La documentation rendra compte de la manière dont les Canadiens d’origine yoruba ont utilisé l’imprimé pour préserver leur identité culturelle, enseigner leur langue aux enfants nés au Canada, maintenir leurs traditions religieuses et rester en lien avec le Nigeria.

Ce projet s’appuie sur ma formation spécialisée en bilinguisme, en langues africaines et en développement linguistique des immigrants. De plus, ma connaissance directe de la langue et de la culture yoruba me permet de lire et de comprendre ces textes, et pas seulement d’en répertorier les caractéristiques physiques. Cette compétence linguistique permet des descriptions plus riches et plus pertinentes que ce qui serait possible autrement.

Cette étude ciblée sur une communauté linguistique permettra d’établir un modèle de recherche applicable à d’autres communautés de langue africaine au Canada, telles que les communautés somalienne, amharique, igbo et autres. Le projet débouchera à la fois sur un article scientifique et sur un catalogue accessible au public, apportant ainsi une contribution importante à la préservation et à la compréhension de l’édition en langue yoruba au Canada.

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Les membres du Comité des prix et bourses de la BSC ont le plaisir d’annoncer que Chris Lyons s’est vu attribuer la bourse Bernard Amtmann pour l’année 2026.

Chris Lyons était bibliothécaire spécialisé dans les livres rares à la Bibliothèque Osler d’histoire de la médecine, et des livres rares et des collections spéciales de l’Université McGill avant de prendre sa retraite en 2024. Ses recherches et ses publications portent sur l’histoire des bibliothèques canadiennes, ainsi que sur les collectionneurs et le collectionnisme. Il s’intéresse actuellement à l’histoire du commerce des livres anciens au Canada et siège aux conseils d’administration de la Bibliothèque Atwater et de la Bibliothèque de la Compagnie de Jésus à Montréal. 

Son projet, intitulé « Collecting Canadiana : Lawrence Lande et l’essor de la collection historique dans le Canada d’après-guerre », est décrit ci-dessous :

Les cinquante années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale ont vu l’émergence d’un nouveau nationalisme canadien puissant. Les Canadiens ont pris conscience que leur pays avait la capacité de jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale, tant en temps de guerre qu’en temps de paix. Sortant de l’ombre d’un Empire britannique en déclin et se méfiant de l’étreinte potentiellement étouffante des États-Unis, la population cherchait à définir, à affirmer et à célébrer ce qui était proprement canadien. La célébration du centenaire de la nation en 1967 a insufflé une énergie et un sentiment d’urgence supplémentaires à ce mouvement, tout comme la Révolution tranquille au Québec. La politique, les arts et les programmes scolaires reflétaient cette fascination pour le passé, le présent et l’avenir du Canada.

Cette montée du nationalisme canadien a eu un impact considérable sur le commerce du livre, le collectionnisme privé et les acquisitions des bibliothèques universitaires et publiques. La carrière de collectionneur de Canadiana de Lawrence Lande (1906-1996), notaire et homme d’affaires montréalais, constitue une étude de cas exceptionnellement riche et importante de cette période. Lande a été décrit comme « l’un des plus grands collectionneurs privés de livres et de manuscrits canadiens ». Au cours de quarante années, il a constitué plusieurs collections importantes de Canadiana. Lande a travaillé en étroite collaboration avec plusieurs libraires canadiens, mais peut-être plus particulièrement avec Bernard Amtmann (1907-1979), antiquaire montréalais d’origine autrichienne. Peu après son arrivée au Canada en 1947, le Dr Amtmann est devenu un fervent promoteur de la Canadiana, dont l’influence sur le commerce du livre canadien a largement dépassé le simple achat et la vente de livres. Ces deux hommes ont travaillé en étroite collaboration pour constituer les collections de Canadiana les plus importantes de Lande sur une période d’environ vingt ans. 

Ne se contentant pas de simplement amasser des livres, Lande estimait que les collections devaient être utilisées, sous peine de rester de simples « ornements ostentatoires ». Sa solution consistait à rendre ses collections accessibles aux chercheurs et aux étudiants en les donnant ou en les vendant à des institutions publiques. Le recteur de l’Université McGill, H. Rocke Robertson, le bibliothécaire universitaire Richard Pennington et le directeur de la bibliothèque John Archer ont joué un rôle déterminant pour que McGill tire parti de la passion de Lande pour la Canadiana afin de constituer une collection de recherche exceptionnellement riche. Sa première grande collection de documents sur le Canada a été donnée à la bibliothèque Redpath de McGill en 1965. Elle a été suivie d’une deuxième grande collection de documents sur le Canada en 1971, ainsi que de plus petites collections de documents liés aux peuples autochtones et inuits (initialement désignées sous les noms de collections Lande Indian et Lande Eskimo). D’autres collections ont été vendues ou données à Bibliothèque et Archives Canada et à d’autres institutions. Conformément aux souhaits de leur donateur, l’Université McGill a créé une salle de lecture distincte, dotée d’un bibliothécaire dédié, pour gérer la collection et servir ses lecteurs. Lande a également publié plusieurs bibliographies de ses collections afin de mieux faire connaître l’histoire imprimée du Canada sous l’égide de la Fondation Lawrence Lande pour la recherche historique canadienne, qui était hébergée dans la bibliothèque.

Grâce aux riches sources d’archives disponibles à McGill, à Bibliothèque et Archives Canada et ailleurs, les preuves de la collaboration entre Lande, Amtmann et McGill pour créer les collections Lande Canadiana constituent une étude de cas sur le réseau de libraires, de collectionneurs et de bibliothèques qui peut servir de base à d’autres études sur cette époque.

La SBC annonce ses prix pour 2025

La Société bibliographique du Canada (SBC) a le plaisir d’annoncer que Liu Jinxingqi s’est vu décerner le prix du jeune chercheur 2025.

Liu Jinxingqi est doctorante en langues modernes et études culturelles à l’Université de l’Alberta. Elle travaille dans les domaines de l’histoire du livre et de la culture imprimée. Ses recherches portent sur la production culturelle imprimée pendant la Guerre froide, avec une attention particulière pour les revues littéraires, les réseaux d’édition et les conditions matérielles et institutionnelles qui ont permis la diffusion des textes.

Le projet de Liu Jinxingqi, intitulé « Un réseau d’impression collaboratif pendant la guerre froide culturelle : « Literary Review » et le modernisme à Taïwan (1956-1960) », examine un périodique en langue chinoise financé secrètement et produit sous l’égide de l’USIS Taipei, en collaboration avec des artistes et des intellectuels taïwanais au début de la guerre froide, comme étude de cas illustrant les « nombreuses mains » qui ont participé à la formation de la culture imprimée moderniste à Taïwan. 

Le comité des prix a été particulièrement impressionné par la profondeur et la rigueur des recherches archivistiques de Liu Jinxingqi, notamment sur les documents déclassifiés de l’USIS/USIA, ainsi que par l’approche originale du projet concernant les réseaux d’impression et la médiation culturelle. En associant l’analyse bibliographique à l’histoire culturelle de la guerre froide, le projet offre un compte rendu nuancé de la manière dont la production littéraire moderniste à Taïwan a émergé à travers la collaboration transnationale, les contraintes institutionnelles et les pratiques matérielles de l’imprimé.

Le Prix du jeune chercheur vise à promouvoir les travaux d’un chercheur qui débute sa carrière dans les domaines de l’histoire du livre et de la bibliographie au sens large, y compris l’étude de la création, de la production, de la publication, de la distribution, de la transmission, de l’histoire et des usages des livres imprimés, des manuscrits ou des textes électroniques. 

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La Société bibliographique du Canada (SBC) a le plaisir d’annoncer que Béatrice Perusse s’est vu décerner la bourse de mobilité pour le colloque de 2025.

Béatrice Perusse est actuellement étudiante au programme de maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Toronto et candidate au programme d’histoire du livre et de la culture imprimée. Ses recherches portent sur la production de textes syllabiques dans les imprimeries missionnaires du Rupertsland au XIXe siècle.

L’article de Beatrice Perusse, intitulé « Indigenous and European Collaborative Labour at Fur Trade Printing Presses » (Le travail collaboratif des Autochtones et des Européens dans les imprimeries du commerce des fourrures), s’inscrit dans le cadre de recherches en cours sur le travail des chrétiens autochtones dans les imprimeries des postes de traite des fourrures. Plus précisément, il se concentre sur le travail des missionnaires cris, métis et inuits dans les imprimeries anglicanes d’Oxford House (Bunibonibee), de Moose Factory et de l’île de Baffin (Qikiqtaaluk).

Le comité de la conférence a été particulièrement impressionné par la profondeur des recherches de Beatrice Perusse, ainsi que par l’accent qu’elle met sur la collaboration et le travail autochtones au sein de la culture imprimée canadienne des débuts. Ses travaux apportent un éclairage original à l’étude des imprimeries missionnaires en mettant en avant la participation, l’expertise et l’autonomie des Autochtones, et en situant ces contributions dans l’histoire matérielle et institutionnelle de la production imprimée.

La bourse de mobilité pour la conférence de la BSC/SBC remplace la bourse pour étudiants de troisième cycle précédemment offerte par le Congrès et octroie 300 dollars à un étudiant pour l’aider à couvrir les frais liés à sa participation à la conférence. 

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La Société bibliographique du Canada (SBC) a le plaisir d’annoncer que Colleen Thumlert s’est vu décerner le prix Greta Golick 2025.

Colleen Thumlert est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’information (spécialisation en bibliothéconomie et sciences de l’information) de l’iSchool de l’Université de Toronto et a suivi la spécialisation collaborative en histoire du livre et culture de l’imprimé. Ses recherches portent principalement sur la matérialité du livre, les microbiomes du livre et les approches interdisciplinaires de l’histoire du livre inspirées par l’écologie et les sciences de la vie. Elle travaille actuellement à l’Université York et est bénévole à la bibliothèque Weston Family Library des Jardins botaniques de Toronto, où elle participe à la création d’archives et prépare des bibliographies historiques pour les ouvrages de la collection de livres rares.

Le projet de Colleen Thumlert, intitulé « Microbiome & Big Annotations : Markings Worth Examining », explore comment l’histoire du livre peut tirer parti de la production de connaissances en microbiologie et des principes écologiques, en abordant les livres comme des microbiomes contenant des écosystèmes uniques d’habitants vivants et non vivants, façonnés par leur matérialité.

Le comité de la conférence a été particulièrement fasciné par l’approche très originale et imaginative du projet en matière d’histoire du livre. En associant l’étude bibliographique, la microbiologie et la réflexion écologique, Thumlert offre une perspective distinctive et ouvre de nouvelles possibilités méthodologiques pour le domaine, soulevant de nouvelles questions sur la matérialité, la conservation et l’interprétation.

Colleen sera invitée à publier une version révisée de son résumé, sous forme d’article, dans les Cahiers de la Société bibliographique du Canada, sous réserve d’un examen par les pairs. Le prix comprend également une bourse de 250 $ destinée à aider la lauréate à assister au colloque annuel ou à couvrir les frais liés à ses recherches.

Le prix Greta Golick est décerné chaque année depuis 2022 afin de reconnaître et de soutenir la formation des étudiants de troisième cycle et des chercheurs en début de carrière en facilitant leur participation au colloque annuel de la Société. Le prix porte le nom de la Dre Greta Golick (1956-2018), dont les travaux universitaires et l’enseignement sont commémorés avec admiration et gratitude. Créé grâce à un solde résiduel versé à la BSC par l’Association canadienne pour l’étude de la culture du livre (CASBC) lors de sa dissolution, le fonds du prix est alimenté par de généreux dons à la mémoire de la Dre Golick.

Conférence SBC 2026: Université de Toronto, 8-9 Juin

La Société bibliographique du Canada vous invite à faire parvenir vos soumissions pour sa conférence annuelle sur le thème « L’histoire du livre, de mains en mains ».

Cette conférence se penche sur les réseaux étendus, évolutifs et interdépendants qui ont façonné l’histoire du livre. Le thème de cette année examine les livres non pas comme de simples œuvres d’encre et de papier relié, mais plutôt comme des objets fondamentalement collectifs modelés, étape par étape, par le travail, la créativité, la culture, l’appartenance et l’interprétation.

Nous invitons les participants à explorer les divers procédés sociaux, matériels et culturels par lesquels les livres – au sens large – sont créés, préservés, diffusés et transformés.

L’appel complet, pour les propositions et les candidatures au prix, sont accessibles ici.

La date d’échéance pour les soumissions est le 30 janvier 2026.

Médaille Tremaine de la SbC: Appel de mises en candidature

Médaille Tremaine 2026: Appel de mises en candidature

Le Comité des prix sollicite des candidatures pour la Médaille Marie-Tremaine, offerte par la Société bibliographique du Canada (SbC) pour services exceptionnels rendus à la cause de la bibliographie canadienne et pour des publications de haute qualité en français ou en anglais dans ce domaine. Le récipiendaire de la Médaille Tremaine se voit automatiquement accorder le prix Watters-Morley accompagné d’un chèque de 500 $.

Admissibilité: Les membres en fonction du Comité des prix et du Conseil de la Société ne sont pas éligibles. Hormis cette restriction, le prix est ouvert à tous. Les candidatures ne peuvent pas être soumises par le président ou par les membres du Comité des prix, mais il n’y a pas d’autres restrictions à cet égard.

Date limite de soumission : le 23 janvier 2026.

Dossier de candidature : Les dossiers seront acceptés uniquement en format électronique et doivent inclure :

  • Une lettre de nomination (1à 3 pages à simple interligne), résumant les contributions du candidat à la bibliographie canadienne.
  • Le CV du candidat, incluant une liste des publications principales, ainsi que des projets et travaux supervisés pertinents aux critères du Prix.
  • Trois lettres de soutien écrites par des experts dans le domaine, mettant en lumière l’importance des contributions du candidat.
  • Un témoignage d’environ 750 mots sur le candidat afin qu’il puisse être utilisé comme élément d’information, dans l’éventualité de la sélection du candidat, à la remise du prix ainsi qu’au texte qui sera publié, avec la réponse du récipiendaire, dans les Cahiers de la Société bibliographique du Canada / Papers of the Bibliographical Society of Canada.

Veuillez faire parvenir les dossiers, ainsi que toute question, au Comité des prix à: awards_prix@bsc-sbc.ca

Des renseignements supplémentaires sur le prix et la SBC peut être trouvé à https://www.bsc-sbc.ca/fr/bourses.html

SbC Bourses de recherche 2026: Appel de mises en candidature

La Société bibliographique du Canada (SbC) lance un appel de mises en candidature pour l’attribution de la bourse de recherche Marie-Tremaine et la bourse Bernard–Amtmann.

La date de tombée est le 23 janvier 2026.

La bourse de recherche Marie-Tremaine est offerte  grâce à la générosité et en souvenir de Marie Tremaine (1902-1984), la  doyenne des bibliographes canadiens. Offerte annuellement depuis 1987,  cette bourse a pour but de promouvoir la recherche bibliographique, y  compris les études textuelles et l’histoire de l’édition, ayant une  relation étroite avec le Canada. La valeur de la bourse est de 2  000,00$. Le statut de membre de la Société bibliographique du Canada est  également accordé au récipiendaire pour un an.

La bourse Bernard–Amtmann est offerte à la mémoire  de Bernard Amtmann (1907-1979), libraire réputé, spécialiste en livres  rares canadiens. Elle fut offerte pour la première fois en 1992 et le  sera à tous les trois ans. Elle fut conçue dans le but d’encourager le  travail d’un chercheur ou d’une chercheuse dans un des champs d’intérêt  de Bernard Amtmann : les livres rares canadiens, la bibliophilie, la  librairie et la bibliographie. Les projets traitant d’un aspect du  commerce du livre seront examinés en priorité. La valeur de la bourse  est de 1 500,00$.

Pour plus d’information et pour télécharger le formulaire d’inscription, consulter la page des Bourses et des Prix:

Appel de comptes rendus pour le volume 63 (2026) des Papers/Cahiers

L’équipe des Cahiers de la Société bibliographique du Canada / Papers of the Bibliographical Society of Canada sollicite des comptes rendus pour son prochain numéro (2026). Il s’agit d’une excellente occasion de vous familiariser avec les derniers travaux scientifiques dans les domaines multidisciplinaires des études du livre et de faire connaître votre expertise. Les comptes rendus doivent comporter de 750 à 1000 mots. 

Notre politique de sélection des comptes rendus : Les textes doivent porter sur des ouvrages récents (maximum 4 ans) s’inscrivant dans les disciplines suivantes : les études bibliographiques (énumératives, descriptives ou analytiques), l’histoire du livre et de l’édition, l’impression et le milieu de l’imprimé, les écritures de l’intime (journaux intimes, correspondance), la circulation et l’acquisition de productions imprimées. Les recensions qui couvrent des contextes géo-historiques variés sont les bienvenues, incluant celles portant sur les cultures imprimées canadienne, québécoise, franco-canadienne, autochtone, diasporique et internationale. 

  • Liste de livres à recenser (2025-2026) : Les ouvrages à recenser sont attribués dans l’ordre des propositions reçues. Les personnes qui collaborent aux Cahiers sont d’ailleurs invitées à proposer des ouvrages ne figurant pas dans la liste pour en faire une recension.
  • Les Conseils pour commencer la rédaction fournissent des directives générales pour celles et ceux qui rédigent un premier compte rendu pour les Cahiers
  • Échéancier : La date limite pour manifester votre intérêt est le 12 janvier 2026. L’échéance pour la rédaction du compte rendu et pour son téléversement sur la plateforme OJS est le 16 mars 2026. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter toute modification suggérée. 
  • Le Guide de rédaction fournit des instructions sur les normes de présentation, incluant le style, la grammaire, la typographie et la ponctuation. Veuillez vous y référer avant de soumettre un compte rendu.
  • Le guide « OJS pour les auteurs de comptes rendus » vous renseigne sur la plateforme utilisée pour la soumission de vos textes. 

Pour toute question ou pour manifester votre intérêt, veuillez contacter Marie Chartrand-Caulet (marie.chartrand-caulet@usherbrooke.ca), l’éditrice des comptes rendus en français.

Remise de la Médaille Marie Tremaine

Le Comité des prix de la Société bibliographique du Canada (SbC) a le grand plaisir d’annoncer que la Médaille Marie Tremaine pour excellence dans le domaine de la bibliographie at été décernée au Dr I. S. MacLaren.

Le Dr MacLaren a consacré sa carrière à l’Université de l’Alberta à l’analyse de l’évolution des écrits d’explorateur·trice·s et de voyageur·euse·s en livres imprimés. D’ailleurs, ses contributions possèdent une dimension fondamentalement canadienne. Une trentaine de ses articles scientifiques et deux de ses livres — « The Ladies, the Gwich’in, and the Rat » (1998) et « Paul Kane’s Travels in Indigenous North America: Writings and Art, Life and Times » (2024) — portent sur l’évolution d’explorateur·trice·s et de voyageur·euse·s en écrivain·e·s et auteur·trice·s, ainsi que la transformation de leurs carnets de route, leurs notes d’excursion et leurs lettres en livres. Sa plus récente œuvre, « Paul Kane’s Travels in North America », constitue elle-même une réalisation importante dans le domaine de l’édition savante canadienne.

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Remise du Prix Greta Golick de 2025

La Société bibliographique du Canada (SbC) a le grand plaisir d’annoncer que le Prix Greta Golick de 2025 a été attribué à Antoine Fauchié.

Antoine est chercheur postdoctoral à l’Université de Rouen Normandie (France). Sa thèse est axée sur l’industrie de l’édition, ainsi que ses liens avec la technologie et la littérature, dans le cadre des études de l’édition et de l’histoire du livre.

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Remise du Prix nouveau chercheur de 2025

La Société bibliographique du Canada (SbC) a le grand plaisir d’annoncer que Jay Ritchie a été sélectionné pour le Prix nouveau chercheur de 2025.

Jay est candidat au doctorat au département de l’anglais à l’Université McGill et titulaire d’une bourse Wolfe en littératie scientifique et technologique. Ses recherches, financées par une bourse de doctorat du CRSH et l’Institut d’études canadiennes de McGill, ont été publiées dans la revue Journal of Literary & Cultural Disability Studies. Ses œuvres créatives figurent dans les revues Maisonneuve, SAND et The Malahat Review, ainsi qu’au Centre PHI et à la SRC. Il est l’auteur de la collection de poésie « Listening in Many Publics » (Invisible Publishing, 2024), finaliste pour le Prix A. M. Klein en poésie de la QWF.

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